Comment se déroule le Test WISC-V (Échelle d’intelligence de Wechsler pour enfants) ?

Mis à jour le 08 Nov 2021

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Faire passer un test de QI à son enfant est un moment délicat et l’on peut avoir l’impression d’être au pied du mur de l’inconnu. Pourtant pas de panique, beaucoup sont déjà passés par là et se portent très bien ! Alors pour relaxer toute la famille, voici comment se déroule le test du WISC… vous allez voir, il n’y a pas matière à cauchemarder !

Qu’est-ce que le test WISC ?

Le test WISC (Wechsler Intelligence Scale for Children) est un test de QI administré aux enfants âgés de 6 à 16 ans par les districts scolaires et les psychologues. L’objectif de l’examen est de comprendre si un enfant est doué ou non, ainsi que de déterminer les forces et les faiblesses cognitives de l’élève.

Pour tout savoir sur le WISC, vous pouvez consulter mon article « comprendre le WISC V »

De même si vous voulez vous renseigner sur les tests de wechsler, c’est par ici : tout comprendre aux tests de Wechsler

Comment se déroule le test WISC ?

Tout commence par trouver un psychologue habilité 

Un test WISC se fait accompagné par un psychologue accrédité par l’organisme qui l’édite (Pearson France). Rapprochez vous de votre psychologue scolaire ou d’associations, telle que MENSA pour trouver les professionnels accrédités.

Notez que le test vous coûtera environ 300€ (mais c’est très variable selon le psy que vous aurez choisi)

La version la plus récente du WISC, le WISC-V, a été publiée en 2014. Si votre enfant passe le WISC-V afin d’être admis dans un programme pour surdoués ou bénéficier d’aménagements scolaires, le psychologue scolaire ou le psychologue choisi pour faire passer le test pourra indiquer quels sous-tests doivent être passés.

Le déroulé du WISC en tant que tel

Les sous-tests inclus dans le test WISC peuvent être effectués en ligne ou individuellement à l’aide de matériel à manipuler, selon la raison pour laquelle votre enfant est évalué. 

En général, l’examen complet dure de 65 à 80 minutes, selon le nombre de sous-tests primaires et secondaires effectués.

Pour le déroulé du test en tant que tel, il sera construit autour de 10 thématiques.

  • Compréhension verbale – Similarités (Primaire/FSIQ)
  • Compréhension verbale – Vocabulaire (Primaire/FSIQ)
  • Spatial visuel – Conception de blocs (Primaire/FSIQ)
  • Raisonnement fluide – Raisonnement matriciel (Primaire/FSIQ)
  • Raisonnement fluide – Poids des figures (Primaire/FSIQ)
  • Mémoire de travail – Étendue des chiffres (Primaire/FSIQ)
  • Vitesse de traitement – Codage (Primaire/FSIQ)
  • Spatial visuel – Puzzles visuels (Primaire)
  • Mémoire de travail – Portée des images (Primaire)
  • Vitesse de traitement – Recherche de symboles (Primaire)

Chaque thématique comporte un ensemble de questions prédéfinies qui vont de la plus simple à la plus dure. Le test sur la thématique s’arrête lorsque l’enfant échoue un nombre déterminé de fois de suite aux questions.

Par exemple, si pour cette thématique le nombre d’échecs autorisés est de trois; le test sur la thématique prendra fin quand l’enfant se sera trompé trois fois de suite.

S’il a raté 3 questions auparavant mais a trouvé une bonne réponse avant d’atteindre le palier de trois questions ratées de suite, alors le test continue.

S’il répond à l’ensemble des questions prévues : le test s’arrête et la note maximale est donnée pour cette thématique. L’enfant aura atteint ce que l’on appelle le palier du test, c’est à -dire le niveau maximum mesurable par le test pour la thématique en question.

Cela implique que le niveau de QI donné par le test sera biaisé – une des thématiques notée ne représentant pas la capacité réelle de l’enfant mais le maximum testable. Il faudra alors voir avec la psychologue quel autre test pourrait convenir.

Analyser les résultats obtenus à la lumière de ceux d’un échantillon d’enfants de la même classe d’âge

Les résultats obtenus par votre enfant seront ensuite “relativisé”, c’est-à- dire analysés à la lumière des résultats moyens des enfants du même âge.

En effet un score de QI n’est pas un score absolu mais un indice de performance comparé avec une moyenne. C’est pour cela que l’on définit aussi les surdoués comme des individus possédant une intelligence supérieure à 98,2% de la population (ce qui équivaut à un QI de plus de 130).

L’échantillon de comparaison est construit sur des tranches d’âge de 3 mois. Le tableau ci-dessous donne chacune des tranches d’âges avec lesquels votre enfant sera comparé en fonction de son âge au moment du test

Groupe d’âges du WISC (Années : Mois) :

Groupe d’âges du WISC (6 à 9 ans) : Groupe d’âges du WISC (10 à 13 ans) : Groupe d’âges du WISC (14 à 16 ans) :
6:0 – 6:310:0 – 10:314:0 – 14:3
6:4 – 6:710:4 – 10:714:4 – 14:7
6:8 – 6:1110:8 – 10:1114:8 – 14:11
7:0 – 7:311:0 – 11:315:0 – 15:3
7:4 – 7:711:4 – 11:715:4 – 15:7
7:8 – 7:1111:8 – 11:1115:8 – 15:11
8:0 – 8:312:0 – 12:316:0 – 16:3
8:4 – 8:712:4 – 12:716:4 – 16:7
8:8 – 8:1112:8 – 12:1116:8 – 16:11
9:0 – 9:313:0 – 13:3
9:4 – 9:713:4 – 13:7
9:8 – 9:1113:8 – 13:11
Groupe d’âges des échantillons de comparaison du WISC (Années : Mois) :

Débrief et explication du résultat avec le psychologue

Débrief et explication du résultat avec le psychologue

Étape fondamentale, mais hélas parfois négligée par les professionnels, le compte rendu du test se fait dans une séance d’une heure environ.

Le psychologue vous remettra la synthèse du test, le résultat final mais surtout vous les expliquera.

Il pourra aussi vous conseiller des tests complémentaires si un palier est atteint ou s’il pense qu’une composante de l’intelligence doit être approfondie.

Enfin selon le résultat, il pourra vous aider à dessiner le futur : Par exemple en vous conseillant sur les moyens d’aider votre enfant sur les thématique sous performantes. Ou si votre enfant est surdoué, il a des besoins spécifiques. Le psychologue devra vous mentionner des moyens de vous faire accompagner et vous sensibiliser à ces besoins.

Peut on / doit on préparer le test avec son enfant ?

On dit souvent que le WISC ne se prépare pas. Cette affirmation est aussi vraie que fausse.

De nombreux psychologues n’aiment pas que les enfants s’entraînent parce qu’ils risquent d’apprendre les réponses et donc fausser le test. En cela ils ont raison.

Néanmoins, on peut l’aider à comprendre le type de questions qui lui seront posées.

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