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Qui diagnostique la dysgraphie ?

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Qui diagnostique la dysgraphie ?

La dysgraphie est généralement diagnostiquée par un professionnel, tel qu’un médecin ou un psychologue agréé, spécialisé dans l’évaluation et le diagnostic des troubles de l’apprentissage. D’autres professionnels, tels qu’un ergothérapeute, un psychologue scolaire ou un éducateur spécialisé, peuvent également être impliqués. Parmi les tests souvent inclus dans une évaluation de la dysgraphie, citons les suivants

  • Un test de QI
  • Une évaluation académique comprenant des tests de lecture, d’arithmétique, d’écriture et de langage
  • Des mesures de la motricité fine liée à l’écriture
  • Des échantillons d’écriture évalués du point de vue de l’orthographe, de la grammaire et de la ponctuation, ainsi que de la qualité des idées présentées.
  • Des tests qui consistent à copier des dessins.
  • Selon l’International Dyslexia Association, les enfants qui sont doublement exceptionnels – surdoués et dysgraphiques – sont particulièrement sous-diagnostiqués et mal desservis parce que les enseignants supposent à tort que si un élève est brillant et ne peut pas écrire, c’est parce qu’il n’essaie pas.

Qui soigne la dysgraphie ?

Une rééducation de l’écriture est nécessaire pour pallier – parfois entièrement – à la dysgraphie. Ainsi, on va retrouver une prise en charge coordonnée entre plusieurs spécialités : l’orthophoniste, l’ergothérapeute, un psychomotricien voir un psychologue si un test de QI est aussi nécessaire.

L’orthophoniste

En cas de dysgraphie linguistique l’orthophoniste sera un atout précieux. Même si son intervention n’est pas systématiquement prévue dans le parcours de rééducation, il convient d’affirmer qu’elle devrait être systématique. En effet, l’orthophoniste est un auxiliaire médical qualifié dont la mission est de diagnostiquer et traiter les troubles du langage, de la parole et des mouvements nécessaires à ces derniers. L’orthophoniste se basera sur le bilan orthophonique pour comprendre le problème et sa profondeur et ainsi définir le parcours adapté

Un psychomotricien

Dans les cas de dysgraphie d’ordre spatial et/ou moteur, la psychomotricité est un élément fondamental. D’où l’intervention d’un psychomotricien pour ces formes spécifiques de dysgraphie.
Il assurera une thérapie psychomotrice visant à rectifier les manquements identifiés lors du tracé des lettres, l’orientation générale de l’écriture (écrire sur une ligne), mais aussi des éléments plus musculaires comme le tonus etc etc. Cette thérapie est un acte complémentaire au travail de l’orthophoniste.

L’ergothérapeute (éventuellement)

L’ergothérapeute travaillera principalement les points associés à la dysgraphie :

  • les problèmes d’attention éventuels. Rester concentrer sur une tâche rébarbative est un enjeux.
  • la dextérité des mouvements nécessaires à l’écriture,
  • la capacité à se repérer dans l’espace afin de positionner correctement son écriture sur la feuille,
  • Et bien sûr la motivation à écrire, briser l’image d’échec que l’écrit renvoie aux petits dysgraphiques…

Le graphothérapeute (encore plus éventuellement)

inspirées des méthodes de Robert Olivaux, la graphothérapie n’est pas réglementée – donc non sanctionnée par un diplôme d’Etat. C’est en fait une certification qui est obtenue après une participation à un cycle de formation théorique et pratique. Donc attention au choix du professionnel qui assurera la graphothérapie. Durant cette dernière l’attention sera portée sur

  • Favoriser l’automatisme du geste écrit : en le rendant plus fluide et moins « tendu » : apprendre a tenir un stylo ;
  • Adopter une posture favorisant l’écriture : savoir se positionner pour écrire : position du dos, du poignet, du coude…;
  • La bonne manipulation du stylo : le tenir correctement, à la bonne hauteur, avec la bonne pression;
  • La motricité fine : des gestes précis pour un tracé des lettres compréhensible, un bon espacement, un bon interlignage.

Ou faire un bilan dysgraphique ?

Il existe un maillage de professionnels sur tout le territoire, même si vous devrez vous rapprocher des grands centres urbains pour trouver des ressources. Le mieux est de commencer avec votre médecin traitant qui pourra vous aiguiller. Si vous n’en disposez pas, vous pouvez vous rapprocher du psychologue scolaire de votre rectorat. Pour vous aider il existe une association DysPositif dont vous pouvez retrouver le site web ici.

Comment faire un bilan dysgraphie ?

Je vous renvois à l’article dédié : Comment se soigne la dysgraphie ?

Pour plus d’informations, n’hésitez pas a consulter : Dysgraphie : Signes, Types, Traitements

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