Etre différent dans un âge qui prône l’uniformité

L’adolescence est déjà un pas difficile en soi. Mais pour les sujets  surdoués, en particulier pour ceux qui sont ne sont pas encore identifiés, il peut donc être vraiment problématique, avec des conséquences catastrophiques.

Cette étape de la vie est plus particulièrement critique chez les ados surdoués : en effet c’est le moment ou ceux-ci vont soit prendre toute la mesure de leur talent et pouvoir l’exprimer pleinement soit au contraire sombrer dans une forme de résignation apathique traduite par un décrochage scolaire et des comportements nocifs.

Tout d’abord le surdoué se sent différent. En effet sa pensée arborescente le différencie grandement de ses petits camarade. Or l’adolescence est un âge grégaire ou l’identification à un groupe de référence est primordiale. Comme il n’existe généralement pas de groupe de surdoués; l’ado précoce se sent seul et différent. Sa stratégie sera le plus souvent celle du Kaméléon : en se fondant dans un Groupe et en masquant le plus possible sa différence; ce qui peut s’avérer destructeur à un age ou – justement – se forme la personnalité.

Le second domaine de préoccupation des adolescents concerne les changements dans leur corps, ils doivent subir passivement parce qu’ils n’ont aucun contrôle sur eux. Et voilà ce qui préoccupe l’esprit. Alors imaginons maintenant que l’esprit soit encore plus rapide que la moyenne ; la crise n’en est que plus profonde.

Une autre raison de la déstabilisation, est si elles sont comme la plupart des adolescents plus ou moins en conflit avec leurs parents, ils ne possèdent pas les moyens d’utiliser l’amitié d’un groupe de camarades, car ils sont souvent isolés. Ils se sentent  si tristes et seuls, souffrent encore de désillusion : le monde de l’enfance et les croyances qui y sont liées disparaissent. Ces problèmes, classiques de l’adolescence sont amplifiés par la douance qui joue alors un effet de loupe : la conscience du changement est beaucoup plus aigüe chez les ados surdoués

Certains commencent à montrer certains troubles obsessionnels compulsifs (par exemple se coiffer cinq fois par jour ou se laver les mains sans arrêt). Le danger à ce stade est la déscolarisation. En effet il peut très vite devenir le « boulet » de la classe à un âge ou la vraie différence, c’est dire sans modèle de référence.

Dans cette situation, la situation de l’ado surdoué peut très vite empirer vers un état dépressif ou suicidaire car les comportements de ses camarades et l’agressivité qu’il véhicule est particulièrement ressentie par un surdoué dont une des caractéristique est l’empathie.

Prendre soin de leur jeunesse pour les aider à traverser ces phases

La première étape consiste à les faire rencontrer un psychiatre ou un psychologue pour évaluer leur QI et faire un test de diagnostic. Puis, après la confirmation de la douance plusieurs entretiens psychologiques seront nécessaires pour permettre à l’adolescent d’exprimer ses préoccupations, les soucis ou la douleur profonde. Le psychologue ou un psychiatre pour le suivi conseillent également les parents pour aider les jeunes à traverser cette période difficile

Néanmoins, au-delà de cette aide extérieure, quelques règles simples peuvent être exprimées. Pour une conversation sérieuse, essayez pendant une activité ou dans une voiture, pour parler à votre enfant, mais jamais face à face dans une position qui peut évoquer le conflit et tendre toute l’attention de l’ado surdoué sur cette situation … Inscrivez le dans des groupes,  des associations  ou colonie de vacances spécialisés, où il rencontrera d’autres adolescents haut potentiels afin de l’aider à socialiser. Enfin ne prêtez  pas trop d’attention à ses paroles, mais essayer de comprendre le message profond qu’elles cachent.

 Mon surdoué à l’école ; une catastrophe inévitable  ?

Bien que les frustrations liées à l’école ou à l’autorité ne soient pas nouvelle pour les surdoués, il est vrai que les pressions pour se conformer au modèle la tolérance à l’ennui sont aggravés par le fait que ces adolescents brillants attendent (et à juste titre) d’avoir une sorte de mot à dire sur ce qu’on leur apprend. Si la situation s’envenime c’est qu’ils  ne sont généralement pas autorisés à «tester» ds manières d’apprendre ou des sujets d’apprentissages qui soient en dehors des cours traditionnels du collège ou du lycée. Pourtant cela leur éviterait beaucoup d’année scolairement inutile car pensée pour des capacités moyennes. Encore et encore ils exprimeront leur angoisse  en se plaignant de se sentir emprisonnés, rejetés ; et ce sans recours.

Il peut ainsi être nécessaire d’accélérer la formation académique en envisageant des classes ou des écoles dédiées aux hauts potentiels. En effet l’ennuie ressenti dans la première scolarité prendra – du fait de l’adolescence- des proportions presque insoutenables.  Dans ces dispositifs, les enseignants peuvent être spécialement formés pour enseigner aux ados surdoués. Certaines autres structures existent dans un cadre périscolaire. Certains organismes comme HappyHQI peuvent vous y aider.

La vie d’un ado surdoué vue par RTL :

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Les ados surdoués ont-ils des vocations ? La question de l’orientation

Bien souvent les ados surdoués ont un sens très clair et puissant de ce qu’ils sont «destinés à faire», parfois dès la petite enfance. Cependant, surtout pources ados qui ont de multiples talents, le projet est souvent mouvant et donc brumeux et se résume à un point d’intérogation perplexe qui peut durer jusque l’âge adulte. En effet choisir c’est renoncer, mais le surdoué peut avoir du mal à renoncer.

Ce n’est pas forcément une mauvaise chose ;  Il y a des avantages et des inconvénients dans les deux sens, car se sentir incertain quant à la direction à prendre – et donc en changer fréquemment- peut donner l’impression d’avoir gaspillé de nombreuses années. A contrario, se concentrer étroitement sur un projet maturé dans le jeune âge, peut laisser un déséquilibre si l’individu a négligé les autres domaines. En tant que parent, aidez votre ado à s’ouvrir les chakras s’il s’enferme dans un projet qui semble en deçà de ses capacités ; ou au contraire semble ne pas vouloir se décider. Proposez des stages en entreprise – que l’on peut faire à partir de la troisième et n’hésitez pas à lui présenter vos amis qui exercent des professions qui pourrait l’intéresser.

Comme toujours, même si la notion de modération est généralement aussi agréable pour les adolescents surdoués que les clous sur un tableau noir ; c’est parfois  le meilleur pari. En tout cas, quand les adolescents surdoués sont vraiment sûrs de leur direction, alors ils ont besoin de soutien à moins que ce ne soit clairement déraisonnable. De même, quand ils sont incertains et intéressés par beaucoup de choses, leur faire savoir que la destinée de beaucoup de personnes surdouées implique un certain nombre de détours est le meilleur appui.

Une des erreurs les plus courantes de raisonnement chez les adolescents (T)HQI qui ont un plan définitif, c’est qu’ils croient qu’il devrait être comme une fusée droite vers le voyage lunaire. Ils regrettent d’être obligés de prendre des cours qu’ils croient être une perte de temps et entre en résistance contre l’école. Quitter l’école n’est pas forcément un drame en soit et ne vais pas dire que cela ne peut pas fonctionner. Néanmoins le résultat risque d’être encore plus déséquilibrée en raison de l’application très sélective de temps et d’énergie que l’ado ou le jeune adulte surdoué investira dans son projet. Ce ne sont pas toujours le genre de jeunes adultes qui réussissent bien dans un collège ou en université dans la conception traditionnelle des choses, parce que l’apprentissage qu’ils procurent en basé sur les capacités de la norme. Néanmoins il faut les aider à comprendre qu’un diplôme ouvre bien des portes et que ceux-ci facilitera leur projet en leur apportant de la crédibilité.  Et pour ce faire, partons d’un constat : l’université c’est 40% de découvertes formidables et 60% de tâches rébarbatives dans les deux premières années et après ces proportions s’inversent J

Le « mur de brique » émotionnel et social des ados surdoués

Les questions socio-émotionnelles des personnes surdouées peuvent être comprises par tous ceux d’entre nous qui ont fait l’effort de s’informer et / ou l’ont vécu. Néanmoins, les surdoués  ne peuvent échapper aux rencontres inévitable avec le mur de briques qui surgit lorsque la notion de  différence entre en conflit avec les attentes sociales.

Les êtres humains ont l’habitude d’assimiler différent avec anormal ou faux. Les personnes non surdouées ont, et ne sont pas censées avoir, l’expérience en tant que personne surdouée et vice versa. Par conséquent, les problèmes, les besoins et les préoccupations des adolescents  HQI sont souvent interprétés comme des exagérations ou des demandes d’attention trop fortes. En conséquence les demandes d’aides formulées par les ados surdoués sont souvent rejetées ou considérées comme illégitime. Bien souvent ils sont laissé seuls face à leurs problèmes personnels.

A la question  «Combien de fois vous vous êtes senti pleinement compris ou inconditionnellement accepté? » Tant d’entre eux répondent: «Presque jamais, et pour le peu, jamais longtemps ».

Ce sentiment de différence et cette émotivité les rendent particulièrement vulnérables dans le milieu scolaire des collèges et lycée. Cela pose d’ailleurs la (très) épineuse question de la scolarisation à domicile. Celle-ci peut les protéger des chocs et à-coups inévitables dans la vie en leur donnant – dans ce moment si critique –un assise émotionnelle plus importante. Néanmoins le pas est difficile à franchir, surtout pour les parents car les contraintes personnelles ou sociales qui en découlent sont loin d’être anodine.

L’ado Surdoué et le développement asynchrone : est-il possible de l’éviter ? Comment ?

Le développement asynchrone est l’un des traits  les plus identifiables et caractéristiques  des surdoués. Il s’agit avant tout d’un processus interne et s’exprime parfois comme un problème externe. Le processus interne est généralement un conflit avec l’espérance personnelle basée sur un idéal imaginé; Une image idéale qui est souvent en avance sur le temps de développement réel du sujet surdoué. Ce qui est nécessaire (par exemple, la formation, la pratique, les outils, la coordination) pour produire réellement l’avenir idéalement envisagé- pour atteindre l’objectif imaginé – n’est pas encore en place chez l’ado.

Cette lacune de la compétence versus le modèle est extrêmement frustrante pour les surdoués dont les têtes sont comme des étincelles, déclenchant une idée après l’autre. La frustration est aggravée par le fait que beaucoup de jeunes surdoués peuvent effectivement exceller à certaines choses dès le départ, leur donnant la fausse impression que c’est la façon dont il devrait être pour tout ce qu’ils essaient. Par conséquent, ils fixent la barre extrêmement haut pôur tous les aspects de leurs vies. Et cela les épuisent, car ils pourront le faire même pour des choses qui nécessitent des années de formation et d’effort.

La principale conséquence de ce développement asynchrone peut être une grande volatilité dans les centres d’intérêts ou les projets de vie. Si parfois le changement de projet correspond réellement a un changement de centre d’intérêt (ils ont fait le tour de la matière) ; il arrive néanmoins qu’il soit le fruit d’une déception induite par cette tendance à fixer des objectifs au-delà de leurs capacités réelles (voir des capacité humaines) Déçus par les faibles performances rencontrées au début du projet ; ils décident prématurément d’abandonner en concluant a l’échec.

Les frustrations des surdoués (adolescent mais aussi adultes) peuvent sembler tout simplement déraisonnables – voir folles –  à ceux qui ne comprennent pas le surdoué parce que de leur point de vue ce que l’adolescent HQI crée est souvent bien au-delà de leurs attentes. ainsi, alors qu’un parent ou un professeur peut féliciter l’élève, l’adolescent HQI qui est lui en peut déchirer son projet d’art dans la consternation générale. Prenons un exemple : imaginons un élève en Art Plastique. Celui-ci veut peindre une nature morte. Son résultat sera potentiellement bien au-delà du résultat moyen de sa classe, mais n’aura aucune valeur à ses yeux car sa maitrise de la peinture aura été incapable de restituer l’image parfaite qui était dans son esprit. S’ensuit une dépréciation de son travail car effectivement la réalité produite est bien en deçà de l’idéal imaginé par l’esprit du Surdoué. Et celui-ci peut en venir a déchirer sa toile, alors même qu’elle fait l’admiration de tous.

En plus de cette forme d’Asynchronie, pour certaines personnes surdouées (pas seulement les enfants), les compétences sociales et les compétences intellectuelles peuvent sembler très déséquilibrée. En effet les ados surdoués (tout comme les adultes et enfants surdoués) auront tendances à s’intégrer dans des groupes de leurs âges et tout faire pour partager leur centre d’intérêts et leur préoccupation. Une tension en résulte car si ces amis partagent le même âge émotionnel ; ils ne partagent absolument pas le même âge intellectuel. Isolé dans le groupe, le surdoué à tendance à maquiller ses talents pour ne surtout pas être repéré et considéré comme différent. Dans l’âge de l’adolescence ; cette asynchronie n’aide pas du tout à la construction de leur personnalité.

Ado « normaux » et HQI : se comprendre pour vivre ensemble

Non, pas nécessairement, et peut-être jamais. D’ailleurs pourquoi disparaîtrait-elle ? L’asynchronie est constitutive des surdoués, de par la variété de leurs talents et la grande puissance intellectuelle qui en résulte mais aussi de leur forte émotivité et sensibilité qui atrophie leur maturité émotionnelle ou affective.

Souvent les surdoués, ados ou adultes, ont clairement développé leur esprit et leur expertise scientifique ou professionnelle dans un sens large ; tout en rejetant les questions interpersonnelles.

Il est alors important de leur faire comprendre la richesse des différences en termes de personnalité ; que dans un groupe compétences, savoir-faire et manière de faire se complètent pour un résultat meilleur que si le même travail avait été fait individuellement. Malgré les différences de jugements, d’intuitivité – bref d’intelligence – il faut que le surdoué reconnaisse que sa manière de faire n’est pas forcément optimale et/ou que sa vision n’est pas forcément réalisable. En effet souvent ceux-ci se plaignent d’être incompris ; mais ils le rendent bien. Travailler sur la richesse des approches – via des activités de groupes – les aidera considérablement dans leur vie future – en Entreprise par exemple. Et au-delà de cette vision purement « professionnelle » si le surdoué n’apprend pas à travailler en groupe « composite » ; la dose de frustration générée dans le futur sera tout simplement insurmontable.

Adolescent surdoués : le jeu subtil de l’introversion extravertie

Une apparente ineptie sociale peut aussi être liée à l’introversion / extroversion et à la façon dont notre société traite ces différences. Les extrovertis se dynamisent ou «rechargent leurs batteries» en étant avec les autres tandis que les introvertis tirent leur énergie de l’intérieur ou en étant seuls. Il est donc évident que beaucoup d’introvertis ne sont pas très intéressés par les autres. Cela concerne en particulier les choses comme le « small talking » (cette petite discussion purement sociale ou le sujet aborde peu car seul le fait d’échanger compte. Par exemple la discussion de la machine a café sur la météo ou les enfants) qui est souvent aversif pour les surdoués qui ne voient pas l’intérêt de « parler pour ne rien dire ». Est-ce a dire que les surdoués sont introvertis ? Pas tous évidemment et en tous cas pas fondamentalement ; car n’oublions pas que le surdoué possède des aptitudes sociales fortes de par son humour et son esprit « décalé » – pour peu qu’il se soit donner la peine de le cultiver. Néanmoins la richesse intérieure du Surdoué lui suffit généralement pour « recharger ses batteries » ; il n’est donc pas amené naturellement à être extraverti. Au stade de l’adolescence ; quand les relations sociales sont plus difficiles à nouer pour le surdoué car la différence est plus complexe à assumer (l’adolescence est un âe très « normatif » ou il est important de se référer à un modèle) ; il est important de veiller à ce que son ado ne s’isole pas dans des communautés virtuelles (forums jeux en ligne etc etc) mais conserve des activités socialement plus engageantes : concours de développement si l’informatique l’intéresse ; cours du soir en astrophysique si la est son centre d’intérêt… Ne vous formalisez pas si ces activités sont mouvantes ; au contraire réjouissez-vous car cela voudra dire deux choses : soit il aura déjà fait le tour de la question et ressent donc le besoin d’approfondir un autre sujet ; soit il recherche son centre d’intérêt principal et auquel cas, en l’aidant à cela, vous faites bien votre boulot de parent !

Réalité Augmentée : les Adolescents HQI possèdent un radar géant

La surcharge chronique de stimulus pour le surdoué est symptomatique. Ils possèdes comme un gigantesque radar qui ne peut être éteint et leur remonte continuellement l’’ensemble des informations propre à leur environnement (informations sociales, réflexion sur les projets en cours, ou les problèmes). Pour mieux comprendre cela avec une image ; imaginez que l’individu standard possède un radar de la capacité de ceux que vous avez dans votre voiture pour éviter les collisions lors ce que vous vous garez. En comparaison le surdoué aurait un radar du contrôle aérien : il voit sent et renifle une quantité d’informations qui est juste incomparablement plus grande que la moyenne.

Cette masse d’information est extrêmement complexe à gérer pour le surdoué et particulièrement l’adolescent dans la mesure où, alors même que les transformation chimiques de son cerveau et les évolution de son corps le déstabilise ; il est saturé en outre d’informations qu’il n’a pas forcéme,nt la maturité psychique de gérer. Par exemple, l’ado ressentira la détresse du clochard dans la rue ; ce qui ne fera qu’aggraver les déprimes propre à son âge. Tous ces sentiments entrent donc en synergie pour créer un mélange détonnant de sentiments.

Pour eux l’accompagnement par un professionnel spécialisé sur la douance peut être une grande libération. En effet l’objet et l’enjeu ne sera pas de limiter la puissance du radar (ce qui est impossible hors médicaments) mais de canaliser et hierarchiser le flux d’information qu’il produit. En apprenant à ne pas s’arrêter et analyser toutes les informations qu’il reçoit, le surdoué pourra faire des choix conscient sur le type d’information qu’il veut traiter ou non. Il pourra apprendre des mécaniques de tri et « d’oubli » de certains signaux, qui l’aideront à se concentrer sur ses problèmes principaux et donc limiter l’effet de synergie (si l’on se souvient de l’exemple du clochard). De même ils pourront adopter des mécaniques de gestion du stress – via la méditation par exemple – pour apprendre aussi à gérer «l’angoisse existentielle collective», qui est cause des attaques soudaines d’anxiété, d’inquiétude ou de désespoir.

Quand quelqu’un a un radar de grande portée, très sensible, et des réactions intenses, on ne peut pas s’attendre à ce que le monde protège contre la surcharge. Si le surdoué va dans une salle de cinéma avec un son « Dolby stéréo » ; ses oreilles ressentent une telle douleur qu’il doit soit utiliser des bouchons d’oreille soit sortir.  Or ils seront systématiquement une minorité dans leur cas (il n’ya que 2% de la population de surdoués) : se plaindre au gestionnaire sera donc inutile, ce qui sera insupportable pour le surdoué qui se sentira en effet impuissant. Mais le fait de comprendre cette différence le pourquoi du comment l’aidera sans doute a accepter cet état de fait et donc se munir systématiquement de bouchons d’oreille avant une séance… ce qui diminuera d’autant sa frustration.

Pour résumer : en sachant ce qui l’affecte négativement – et donc en travaillant avec un professionnel pour détecter la cause de ces nuisances – le surdoué sera bien plus à même de s’en prémunir, ou autrement dit, de mieux calibrer son radar pour pouvoir vivre dans un monde qui n’est pas fait pour sa sensibilité.

L’adolescent surdoué : le besoin de fréquenter ses pairs surdoués

Beaucoup d’adolescents surdoués rêveraient de pouvoir gérer leurs relations sociales comme un sandwich de chez Subway. Vous connaissez peut être le principe de cette enseigne : vous prenez un morceau de pain et vous composez vous-même votre sandwich en mettant ce que vous voulez dedans. Pour l’aspect social des surdoués ; ils voudraient bien prendre des parties de leurs camarades et les rouler en un meilleur ami qui les comprendrait et les accepteraient. Néanmoins, cela est presque impossible dans le cadre d’une vie « normale » : les surdoués sont les seuls à avoir les capacités intellectuelles suffisantes pour entièrement comprendre les surdoués. Or les surdoués sont rares ; sinon ils ne le seraient pas.

En conséquence vu que les gens surdoués n’ont pas de balises rouges clignotantes sur leurs têtes et ne portent pas des T-shirts qui disent «Hé, je suis profondément doué» ; trouver de vrais pairs est très difficile. Ainsi, il peut être extrêmement positif pour un adolescent surdoué de fréquenter des associations dédiées à la douance ; comme MENSA par exemple.

En effet l’adolescence est un moment critique dans la construction d’une personnalité ; et l’ado surdoué à souvent tendance à masquer ses talents pour apparaitre « normal » . Aussi fréquenter d’autres ados surdoués peut grandement l’aider à exprimer le plein potentiel de ses différences.

La normalisation sociale propre a l’adolescence est particulièrement difficile pour les adolescents surdoués puisque le développement des adolescents impliquent la cristallisation de l’identité et leur émancipation individuelle, alors même que cette étape de la vie est celle où les pressions sociales sont à leur apogée. Lui permettre de fréquenter ses pairs, en le libérant en partie de cette contrainte sociale propre a son âge peut avoir des effets merveilleux : pour la première fois confronté a un milieu de son niveau, l’adolescent peut ressentir un choc positif l’amenant à quitter le masque. Et les parents découvrent alors un nouveau jeune adulte qui n’a pas besoin de s’auto-niveler vers le bas ; de ralentir sa cadence de raisonnement ou réexpliquer mille fois sa pensée ou attendre impatiemment que les autres le rattrape.

Parler de la douance en famille pour contrer la mésestime de soi

C’est probablement un des soucis les plus critiques auquel les parents doivent faire face. En soit parler avec un adolescent peut s’avérer sportif ; mais parler avec un adolescent surdoué peut relever de la discipline olympique ! En effet, peu importe l’impression de confiance en soi véhiculée par le surdoué, la recherche est assez clair sur le fait que le plus grand obstacle rencontré par les HQI est la remise en cause personnelle ; le doute de soi. Aussi il ne faut surtout pas éviter le sujet de la douance en famille et ne pas hésiter à rappeler à son enfant son don, afin d’évoquer sa différence et la manière dont il la vit

Mais pour bien faire, les parents doivent être très honnêtes avec eux-mêmes et s’assurer que les réponses faites à leur adolescent ne sont pas entachés par des ressentiments non exprimés vis-à-vis de l’ado , par des expériences passées du parent, ou bien encore par le désir inavoué que leur progéniture soit plus « comme les autres » ou bien même par la jalousie. C’est pourquoi il est important que les parents surdoués prennent la mesure de leurs propres dons pour obtenir l’aide dont ils ont besoin pour guérir les vieilles blessures. Car élever un ado, c’est aussi quelque part le protéger contre soi-même et bien souvent à enfants surdoués…parent(s) surdoué(s) !

Alfred Binet & Zazzo

L'Echelle Métrique de l'Intelligence

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Initié par Alfred Binet et enrichi par Zazzo, la Nouvelle Echelle Metrique de l’Intelligence complète efficacement certains tests de QI

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